Plusieurs années après la disparition de Georges Perec, son oeuvre continue d'offrir à l'oeil du lecteur attentif des chemins toujours multiples, divers, inattendus, insoupçonnés parfois. C'est à explorer tel ou tel d'entre eux que Le Cabinet d'amateur s'attachera, fidèle au conseil que l'auteur de La Vie mode d'emploi empruntait à Jules Verne en guise d'épigraphe à son "romans" : "Regarde de tous tes yeux, regarde."
Déjà, dans son esquisse socio-physiologique de la lecture, Georges Perec esquisse ce qui sera précisément ici l'objet d'une scrutation méticuleuse : "le noir sur blanc, la texture du texte, l'inscription, la trace, le pied de la lettre, le travail minuscule". Cette minutie n'est pas seulement geste de prudence, précaution indispensable pour approcher une écriture multipliant pièges et leurres, mais aussi le meilleur hommage que l'on puisse rendre à l'artisan pour qui écrire, c'était d'abord "arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse".
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