(1) Georges Perec, W ou le souvenir d'enfance, Paris, Denoël, 1975, p. 193.
(2) « Entretien Perec/Jean-Marie Le Sidaner », L'Arc, n° 76, 1979, p. 3 ; repris dans Georges Perec, Entretiens, conférences et propos divers (Dominique Bertelli et Mireille Ribière, éd., Joseph K, 2003, p. 90-102).
(3) Georges Perec, La Vie mode d'emploi, Le Livre de poche, 1978 (1997), p. 636.
(4) Pour plus de détails sur ces citations voir le Cahier des charges de la Vie mode d'emploi, CNRS/Zulma, 1993.
(5) Georges Perec, La Vie mode d'emploi, chap. LXI, p. 354
(6) La « complicité de Guillaume Apollinaire, Charles Baudelaire, René Descartes, Marco Polo, Gérard de Nerval, François-René de Chateaubriand et Jules Verne » provient de Second sous-sol de Michel Butor (Gallimard, coll. « Le Chemin », 1976, p. 193). Voir le Cahier des charges de la Vie mode d'emploi, op. cit.
(7) De même, le motif du lac gelé que Dominique Bertelli (transPhormER/ECrire. Tentative d'approche du Texte signé « Perec », thèse de doctorat, Université de Toulouse-Le Mirail, 1992) relie à Mallarmé, apparaît dans le chapitre 16 à la faveur d'une citation de La Montagne magique de Thomas Mann, pour réapparaître plus loin, au chapitre 53, par le biais d'une citation du Naufrage du stade Odradek de Harry Mathews.
(8) Georges Perec, La Vie mode d'emploi, chap. VIII, p. 52.
(9) « Ses purs ongles très haut » (Stéphane Mallarmé, Oeuvres complètes, Gallimard (Pléiade), 1998, p. 37)
(10) « Le Tombeau d'Edgar Poe » (ibid., p. 38).
(11) Alfred Jarry, Tout Ubu, Le Livre de poche, 1962, p. 384.
(12) « Cher, très cher, admirable et charmant ami ». Correspondance Georges Perec et Jacques Lederer (1956-1961), Flammarion, 1997.
(13) « Je suis hanté. L'Azur ! l'Azur ! L'Azur ! l'Azur ! » (Oeuvres complètes, op. cit., p. 15).
(14) « Un coup de Dés jamais n'abolira le Hasard » (ibid., p. 363).
(15) « Eux, comme un vil sursaut d'hydre oyant jadis l'ange/ donner un sens plus pur aux mots de la tribu/ proclamèrent très haut le sortilège »(« Le Tombeau d'Edgar Poe » Oeuvres complètes, op. cit., p. 38)
(16) Le recueil est imaginaire, mais pas l'éditeur, spécialisé dans les ouvrages militaires comme Le Manuel du Gradé d'infanterie, Les Leçons du fantassin ou le Récit de l'évasion du capitaine Groth, odyssée bien curieuse et féconde en péripéties.
(17) Prospectus de l' « atelier oulipien » animé par Perec durant son séjour à Brisbane en Australie en 1981, et dont la première séance eut lieu le 4 septembre (reproduit dans David Bellos, A Life in Words, Harvill, 1993, p. 690). Alors que la boule de neige de base est « un poème dont le premier vers est fait d'un mot d'une lettre, le second, d'un mot de deux lettres etc. le nième vers comprend donc n lettres » (Oulipo, Atlas de littérature potentielle, Gallimard, 1988 (Folio Essais), p. 194), la boule de neige virtuose comporte une contrainte alphabétique supplémentaire qui modifie le découpage : mots et vers ne coïncident pas.
(18) Georges Perec, La Disparition, Denoël, 1969, p. 86. Pour une analyse détaillée de ce résumé, voir Mireille Ribière,« "Maudit Bic !" ou la Maldiction », Études littéraires, vol. 23, nos 1-2, été-automne 1990, p. 53-78.
(19) John Lee, « Brise ma rime, l'ivresse livresque dans la Disparition », Littératures, n° 7, 1983, p. 11-19.
(20) S. Mallarmé, Igitur. Divagations. Un coup de dés, Gallimard, « Poésie », 1976, p. 252.
(21) « L'oeuvre pure implique la disparition élocutoire du poète, qui cède l'initiative aux mots», Igitur. Divagations. Un coup de dés, op. cit., p. 248.
(22) Georges Perec, La Disparition, p. 50-51.
(23) « Le verbe enivré (ne sucer ni arrêter, eh ça jamais !) lu n'abolira le hasard ? », Palindrome, Change, n° 6, 1970, p. 217-223 ; repris dans Oulipo, La Littérature potentielle, Paris, Gallimard, coll. Idées, 1973, p. 101-106 et Georges Perec, La Clôture et autres poèmes, Hachette, 1980, p. 43.
(24) Voir Bernard Magné, « Métatextuel et lisibilité », Protée, vol. 14, n° 1-2, printemps-été 1986.
(25) « Aboli bibelot d'inanité sonore », second vers du second quatrain de « Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx », Oeuvres complètes, op. cit., p. 37.
(26) Mireille Ribière, « Coup d'L », Littératures, n° 7, p. 49-59.
(27) A Paul Verlaine, Paris, lundi16 novembre 1885, Oeuvres complètes, op. cit., p. 788.
(28) Voir Bernard Magné, « Quelques considérations sur les poèmes hétérogrammatiques de Georges Perec » dans Mireille Ribière et Bernard Magné, Les Poèmes hétérogrammatiques, Cahiers Georges Perec n° 5, Éditions du limon, 1992.
(29) « Queneau et après », Les Amis de Valentin Brû, n° 18, décembre 1980 ; repris dans Georges Perec, Entretiens, conférences , op. cit.
(30) Bernard Magné, Georges Perec, Nathan/HER, 1999, p. 31.
(31) Le jeu sur les deux langues, de part et d'autre de la citation, se rattache, en outre, à un autre æncrage analysé par Bernard Magné, le bilinguisme (ibid., p. 95-99), dont Trompe l'oeil, qui utilise des mots ayant la même graphie mais des sens différents en anglais et en français (notamment GRAVE dans le poème n° 5, inclus dans La Clôture et autres poèmes, Hachette, 1980, p. 35) offre un exemple typique.
(32) Igitur. Divagations. Un coup de dés, op. cit., p. 251.